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 | | From: | CubaLibre | | Subject: | ISRAEL : L'Etat s'apprête à confisquer les biens des Palestiniens à Jérusalem-Est | | Date: | Sat, 22 Jan 2005 18:15:20 +0100 |
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 | "Injustice et stupidité à Jérusalem", titre Ha'Aretz pour commenter la décision du gouvernement israélien d'appliquer à Jérusalem-Est la "loi sur les biens des absents" de 1950. Une décision prise dans le plus grand secret et qui n'a même pas été publiée dans le Reshumot, le journal officiel, souligne le quotidien israélien. La loi en question stipule que "toute personne qui a quitté les territoires israéliens entre le 29 novembre 1947 et le 1er septembre 1948 est considérée comme 'absente', ce qui autorise l'Etat à se saisir de ses biens sans appel et sans compensations", rappelle Ha'Aretz.
C'est ainsi que des biens bancaires, immobiliers et fonciers ont été confisqués aux Palestiniens qui ont fui le pays pendant la guerre de 1948-1949, même s'ils s'étaient réfugiés pas très loin de leurs terres et sont revenus par la suite. "L'Etat avait pu ainsi se saisir des biens de personnes dont les droits de propriété ne faisaient aucun doute. Mais, après cette période correspondant à la création de l'Etat d'Israël, cette loi n'avait plus été appliquée et les gouvernements israéliens qui s'étaient succédé avaient décidé de ne pas l'utiliser pour annexer Jérusalem-Est à cause de l'injustice que cela entraînait", explique Ha'Aretz.
Durant les années d'occupation (après 1967), Israël a poursuivi la confiscation des terres et des biens des Palestiniens, réduisant leur espace vital pour établir des colonies en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Mais en 1968, quand Jérusalem-Est avait été annexé, le procureur général Meir Shamgar avait décidé de ne pas appliquer cette loi aux biens dont les propriétaires résidaient en Cisjordanie, rappelle encore Ha'Aretz.
"La décision d'appliquer la 'loi sur les biens des absents' a pu sembler acceptable à l'époque de la guerre d'indépendance et de la fondation de l'Etat. Mais cinquante-cinq ans plus tard elle est inconcevable. Elle ne peut qu'endommager les relations entre Israël et les Palestiniens", s'indigne le quotidien de gauche. "Ariel Sharon est le premier responsable de ces projets inutiles, comme pionnier de la colonisation au sein du gouvernement ou en tant que particulier qui a acheté une maison dans le quartier arabe de Jérusalem-Est", estime Ha'Aretz, qui trouve que cette décision "ne fait pas honneur à l'Etat".
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=46268&provenance=accueil&bloc=04
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