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Une sainte pléiade Par Schlomoh Brodowicz pour Guysen Israël News

Une sainte pléiade Par Schlomoh Brodowicz pour Guysen Israël News  
Sh at lom
 Re: Une sainte pl  
riri
From:Sh at lom
Subject:Une sainte pléiade Par Schlomoh Brodowicz pour Guysen Israël News
Date:Sat, 22 Jan 2005 04:48:47 -0500
20 janvier 2005 / 23:23

C'est donc vrai. Ils ont réellement l'intention de canoniser Pie XII.
On savait qu'un procès en béatification était en cours mais les Sages du
Talmud n'avaient décidément pas la vue courte lorsqu'ils affirmaient que l'effronterie
cumulerait lors des temps messianiques.

Je ne vais pas revenir ici sur des faits aussi avérés qu'affligeants,
relatifs au silence sépulcral du Vicaire de D-ieu sur terre, pendant qu'on
massacrait les Juifs un peu partout dans une humanité dont il se voulait l'ultime
conscience.

Quelques rappels cependant :
Extrait des Archives secrètes de la Wilhelmstrasse (Plon, 1951) (cité
par Léon Poliakov) :
« Le 28 octobre 1943 l'ambassadeur von Weiszäcker adressait à
Ribbentrop le message suivant :
« Ambassade allemande auprès du Saint-Siège Rome, le 28 octobre 1943.
« Bien que pressé de toutes parts, le Pape ne s'est laissé entraîner à
aucune réprobation démonstrative de la déportation des Juifs de Rome. Encore
qu'il doive s'attendre à ce que cette attitude lui soit reprochée par nos
ennemis et qu'elle soit exploitée par les milieux protestants des pays
anglo-saxons dans leur propagande contre le catholicisme, il a également
tout fait dans cette question délicate pour ne pas mettre à l'épreuve les
relations avec le gouvernement allemand. ».

Voilà pour les victimes. À présent les survivants :

Dans un récent article indigné paru dans le Monde, l'historien Daniel
Jonah Goldhagen rappelle qu'un document provenant des archives de l'Eglise
catholique française vient d'être publié qui fait état des directives
enjointes par Pie XII, à l'issue de la guerre, quant à la restitution des
enfants juifs placés dans des institutions catholiques. On y trouve ceci :
« Les enfants qui ont été baptisés ne pourraient être confiés aux
institutions qui ne seraient pas à même d'assurer leur éducation
chrétienne. » (.) « Si les enfants ont été confiés [à l'église], et si les
parents les réclament maintenant, pourvu que les enfants n'aient pas reçu le
baptême, ils pourront leur être rendus » (.) « Il est à noter que cette
décision de la sainte congrégation du Saint-Office a été approuvée par le
Saint-Père. »

Le destinataire de cette lettre était le nonce apostolique en France,
Angelo Roncalli, futur Jean XXIII. Cette missive papale constituait donc un
cuisant désaveu de l'action d'un homme connu pour sa compassion à l'égard
des victimes juives et qui s'employait alors à retrouver les enfants juifs
cachés pendant la tourmente, pour les restituer à leurs familles.

Si donc l'église conciliaire en est là, alors mon fructueux esprit de
suite m'invite à lui suggérer d'autres initiatives qui ne sauraient qu'épanouir
l'inspiration qui a suggéré un tel projet.

On pourrait ainsi dans la foulée, examiner le cas de l'évêque
autrichien Alois Hudal - entièrement acquis au National-socialisme - qui
dans ses mémoires, confessa avoir, sur l'ordre du Vatican, permis à des
criminels nazis de fuir sous des cieux moins hostiles. Ce n'est du reste pas
un hasard si - la chose est bien établie - des nazis comme Eichmann et
Barbie sont entré en Argentine revêtus d'une soutane. (Serait-ce là l'origine
de l'expression « l'habit ne fait pas. » ?)
L'ultime maillon du réseau d'évasion constitué par Hudal était rien
moins que Walter Rauff, le génial inventeur des chambres à gaz mobiles
(revêtues de l'emblème de la Croix Rouge), l'un des sinistres bourreaux sur
lesquels Simon Wiesenthal ne put jamais mettre la main. Il avait établi un
camp de transit dans le nord de Gênes d'où ses liebe kameraden, après avoir
séjourné dans des monastères italiens, le temps de se faire oublier, s'embarquaient
pour un monde meilleur. Au passage, certains se rappelleront peut-être que
Hudal est le personnage qui apparaît lors de l'ultime scène de Amen de
Costa-Gavras.

On serait mal inspiré de s'arrêter en si bon chemin. Ça se bouscule
presque au portillon.
Pourquoi ne pas revisiter l'injustice faite à cet éminent relais de l'évangile
que fut le cardinal Josef Tiso - exécuté après la guerre -qui fit de la
Slovaquie un état satellite du Reich auquel il livra 80 000 citoyens juifs
indésirables.

Humour déplacé ? Voire ! Rome a béatifié récemment l'Archevêque de
Zagreb Alojzije Stepinac, lequel, lorsqu'il était déjà primat de l'église de
Croatie accorda son soutien à Ante Pavelic dont les séides oustachis
perpétrèrent l'un des plus monstrueux massacres à ciel ouvert de toute l'histoire.

Tant qu'à faire, on pourrait décerner un petit accessit au père Kun,
un franciscain hongrois qui tua des dizaines de Juifs de sa main.

Allez, un petit dernier : Monsignore Jean de Mayol de Lupé, aumônier
de la L.V.F., qui revêtit l'uniforme nazi pour stimuler la foi des
volontaires français de la division Waffen SS « Charlemagne ». J'en entends
qui ricanent. Et pourtant, une association s'est constituée pour demander
que soit instruit un procès en béatification de ce très pittoresque
personnage.

Soyons juste et cohérent : les figures précitées sont de tristes
phénomènes qui ne sont nullement caractéristiques de l'attitude générale du
monde chrétien.
Depuis le cardinal Von Galen et l'évêque Bernard Lichtenburg - mort
pendant son transfert à Dachau -, qui s'élevèrent contre le massacre des
handicapés, jusqu'à l'admirable pasteur André Trocmé du Chambon-sur-Lignon,
des ecclésiastiques se sont dévoués, au péril - parfois abouti - de leur
vie, pour dénoncer l'horreur et sauver des Juifs.

Ceci posé, prêcher les valeurs bibliques et en même temps inscrire
dans la félicité éternelle un personnage qui, n'écoutant que son courage, n'a
rien fait au moment où ces valeurs furent bafouées de façon plus cuisante
que jamais dans l'histoire, c'est, selon l'expression de Maïmonide « se
tremper dans un bain rituel en tenant un objet impur entre les mains ».
From:riri
Subject:Re: Une sainte pl
Date:Sat, 22 Jan 2005 11:33:42 +0100
dans l'article lgpId.64730$W33.1987995@news20.bellglobal.com, Sh@lom à
pasdemail@hotmail.com a écrit le 22/01/05 10:48 :

> 20 janvier 2005 / 23:23
>
> C'est donc vrai. Ils ont réellement l'intention de canoniser Pie XII.
> On savait qu'un procès en béatification était en cours mais les Sages du
> Talmud n'avaient décidément pas la vue courte lorsqu'ils affirmaient que
> l'effronterie
> cumulerait lors des temps messianiques.
>
> Je ne vais pas revenir ici sur des faits aussi avérés qu'affligeants,
> relatifs au silence sépulcral du Vicaire de D-ieu sur terre, pendant qu'on
> massacrait les Juifs un peu partout dans une humanité dont il se voulait
> l'ultime
> conscience.
>
> Quelques rappels cependant :
> Extrait des Archives secrètes de la Wilhelmstrasse (Plon, 1951) (cité
> par Léon Poliakov) :
> « Le 28 octobre 1943 l'ambassadeur von Weiszäcker adressait à
> Ribbentrop le message suivant :
> « Ambassade allemande auprès du Saint-Siège Rome, le 28 octobre 1943.
> « Bien que pressé de toutes parts, le Pape ne s'est laissé entraîner à
> aucune réprobation démonstrative de la déportation des Juifs de Rome. Encore
> qu'il doive s'attendre à ce que cette attitude lui soit reprochée par nos
> ennemis et qu'elle soit exploitée par les milieux protestants des pays
> anglo-saxons dans leur propagande contre le catholicisme, il a également
> tout fait dans cette question délicate pour ne pas mettre à l'épreuve les
> relations avec le gouvernement allemand. ».
>
> Voilà pour les victimes. À présent les survivants :
>
> Dans un récent article indigné paru dans le Monde, l'historien Daniel
> Jonah Goldhagen rappelle qu'un document provenant des archives de l'Eglise
> catholique française vient d'être publié qui fait état des directives
> enjointes par Pie XII, à l'issue de la guerre, quant à la restitution des
> enfants juifs placés dans des institutions catholiques. On y trouve ceci :
> « Les enfants qui ont été baptisés ne pourraient être confiés aux
> institutions qui ne seraient pas à même d'assurer leur éducation
> chrétienne. » (.) « Si les enfants ont été confiés [à l'église], et si les
> parents les réclament maintenant, pourvu que les enfants n'aient pas reçu le
> baptême, ils pourront leur être rendus » (.) « Il est à noter que cette
> décision de la sainte congrégation du Saint-Office a été approuvée par le
> Saint-Père. »
>
> Le destinataire de cette lettre était le nonce apostolique en France,
> Angelo Roncalli, futur Jean XXIII. Cette missive papale constituait donc un
> cuisant désaveu de l'action d'un homme connu pour sa compassion à l'égard
> des victimes juives et qui s'employait alors à retrouver les enfants juifs
> cachés pendant la tourmente, pour les restituer à leurs familles.
>
> Si donc l'église conciliaire en est là, alors mon fructueux esprit de
> suite m'invite à lui suggérer d'autres initiatives qui ne sauraient
> qu'épanouir
> l'inspiration qui a suggéré un tel projet.
>
> On pourrait ainsi dans la foulée, examiner le cas de l'évêque
> autrichien Alois Hudal - entièrement acquis au National-socialisme - qui
> dans ses mémoires, confessa avoir, sur l'ordre du Vatican, permis à des
> criminels nazis de fuir sous des cieux moins hostiles. Ce n'est du reste pas
> un hasard si - la chose est bien établie - des nazis comme Eichmann et
> Barbie sont entré en Argentine revêtus d'une soutane. (Serait-ce là l'origine
> de l'expression « l'habit ne fait pas. » ?)
> L'ultime maillon du réseau d'évasion constitué par Hudal était rien
> moins que Walter Rauff, le génial inventeur des chambres à gaz mobiles
> (revêtues de l'emblème de la Croix Rouge), l'un des sinistres bourreaux sur
> lesquels Simon Wiesenthal ne put jamais mettre la main. Il avait établi un
> camp de transit dans le nord de Gênes d'où ses liebe kameraden, après avoir
> séjourné dans des monastères italiens, le temps de se faire oublier,
> s'embarquaient
> pour un monde meilleur. Au passage, certains se rappelleront peut-être que
> Hudal est le personnage qui apparaît lors de l'ultime scène de Amen de
> Costa-Gavras.
>
> On serait mal inspiré de s'arrêter en si bon chemin. Ça se bouscule
> presque au portillon.
> Pourquoi ne pas revisiter l'injustice faite à cet éminent relais de l'évangile
> que fut le cardinal Josef Tiso - exécuté après la guerre -qui fit de la
> Slovaquie un état satellite du Reich auquel il livra 80 000 citoyens juifs
> indésirables.
>
> Humour déplacé ? Voire ! Rome a béatifié récemment l'Archevêque de
> Zagreb Alojzije Stepinac, lequel, lorsqu'il était déjà primat de l'église de
> Croatie accorda son soutien à Ante Pavelic dont les séides oustachis
> perpétrèrent l'un des plus monstrueux massacres à ciel ouvert de toute
> l'histoire.
>
> Tant qu'à faire, on pourrait décerner un petit accessit au père Kun,
> un franciscain hongrois qui tua des dizaines de Juifs de sa main.
>
> Allez, un petit dernier : Monsignore Jean de Mayol de Lupé, aumônier
> de la L.V.F., qui revêtit l'uniforme nazi pour stimuler la foi des
> volontaires français de la division Waffen SS « Charlemagne ». J'en entends
> qui ricanent. Et pourtant, une association s'est constituée pour demander
> que soit instruit un procès en béatification de ce très pittoresque
> personnage.
>
> Soyons juste et cohérent : les figures précitées sont de tristes
> phénomènes qui ne sont nullement caractéristiques de l'attitude générale du
> monde chrétien.
> Depuis le cardinal Von Galen et l'évêque Bernard Lichtenburg - mort
> pendant son transfert à Dachau -, qui s'élevèrent contre le massacre des
> handicapés, jusqu'à l'admirable pasteur André Trocmé du Chambon-sur-Lignon,
> des ecclésiastiques se sont dévoués, au péril - parfois abouti - de leur
> vie, pour dénoncer l'horreur et sauver des Juifs.
>
> Ceci posé, prêcher les valeurs bibliques et en même temps inscrire
> dans la félicité éternelle un personnage qui, n'écoutant que son courage, n'a
> rien fait au moment où ces valeurs furent bafouées de façon plus cuisante
> que jamais dans l'histoire, c'est, selon l'expression de Maïmonide « se
> tremper dans un bain rituel en tenant un objet impur entre les mains ».

Historiquement, l'Eglise contient "Tout".
Justement par ce qu'elle a toujours prétendu être, "tout", même par la force
tant que ça lui a été possible.
Il est donc tout à fait normal d'y trouver, du temps de sa domination sans
partage, des saints, et de sombres crapules, des géants intellectuels et des
pervers imbéciles, tous aussi bruyants et respectés de leur hiérarchie. Tout
simplement par ce que cette structure totalitaire, leur refusait, aux uns
comme aux autres d'être ailleurs.
Partant de là, on doit donc se garder de juger de la même façon, cette
monstrueuse cohabitation du beau et l'ignoble, dans les périodes ou l'Eglise
régnait, et dans celles ou elles exerçait un pouvoir secondaire.
Si, quand elle régnait, comme toutes les bureaucraties, religieuse ou
politiques, pour maintenir sa cohésion et sa domination, il était "de bonne
politique", que l'Eglise tolère et encourage , dans son sein, tout
l'éventail des comportement humains, ça devient une position intenable quand
elle ne revendique plus qu'un rôle de direction morale, et non politique.

L'église catholique est bien la dernière des bureaucraties à pouvoir parler
de morale.
   

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