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 | | From: | Yoki | | Subject: | [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | 19 Jan 2005 07:05:19 -0800 |
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 | C'est avec beaucoup de plaisir que nous avons suivi la déclaration du nouveau Secrétaire d'Etat, Condie Rice, hier soir, lors des auditions devant la commission sénatoriale des affaires étrangères. J'ai notamment pointé une référence explicite au dernier ouvrage de Nathan Sharansky.
"Our third great task is to spread democracy and freedom throughout the world. [...] To be sure, in our world there remain OUTPOSTS OF TYRANNY -- and America stands with oppressed people on every continent -- in Cuba, and Burma, and North Korea, and Iran, and Belarus, and Zimbabwe. The world should apply what NATHAN SHARANSKY calls the "TOWN SQUARE TEST": if a person cannot walk into the middle of the town square and express his or her views without fear of arrest, imprisonment, or physical harm, then that person is living in a fear society, not a free society. We cannot rest until every person living in a "fear society" has finally won their freedom. In the Middle East, President Bush has broken with six decades of excusing and accommodating the lack of freedom in the hope of purchasing stability at the price of liberty. [...]"
Mme. Rice, grande intellectuelle, a donc lu le dernier ouvrage de M. Nathan Sharansky, The Case For Democracy : The Power of Freedom to Overcome Tyranny and Terror http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/1586482610/qid=1103894868/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/402-9803426-6091357
Cet ouvrage de Natan Sharansky (qui fut emprisonné au goulag soviétique pour avoir été militant des droits de l'homme, avant de faire une brillante carrière politique en Israël) est un événement. Profitons de l'allusion du Secrétaire d'Etat pour vous en toucher un mot.
(Publisher Weekly)Sharansky distingue deux types de sociétés : les sociétés libres (free) et les sociétés de terreur (fear). Il réfute les arguments venant aussi bien de la droite réaliste (qui privilégient la stabilité dans les relations internationales) que de la gauche relativiste (qui ne fait pas de différence entre les démocraties luttant pour les droits de l'homme et les régimes autoritaires ou totalitaires) [...]
Contribution intéressante. Sa thèse centrale : des gouvernements politiquement et démocratiquement responsables devant des citoyens libres génèrent la paix, la stabilité et l'ordre, et qu'en conséquence les démocraties libérales occidentales ont le devoir éthique et pratique d'entretenir l'idéal démocratique et de conditionner leurs relations vis-à-vis des Etats non-démocratiques aux efforts réels de ces derniers dans le domaine des droits de l'homme et des libertés politiques. The Case for Democracy, toutefois, est un ouvrage nettement plus riche que ce que cette présentation sommaire de sa thèse principale ne le laisserait suggérer (quelle que soit l'importance de ses idées, qui sont proches de la politique américaine pour le Proche-Orient).
Sharansky ouvre son analyse par une distinction entre les sociétés libres et les sociétés de terreur. Une société est "libre" lorsqu'elle satisfait au critère de la "place du village" (town square test) : lorsqu'une personne peut exprimer en public ses opinions sans craindre d'être emprisonnée ou punie, cette société sera libre quoique parfois injuste ; si ce n'est pas le cas, il s'agit d'une société fondée sur la peur, non-libre ET injuste. Sharansky poursuit en décrivant les conséquences de la vie dans une société de terreur, lesquelles sont composées de trois groupes sociaux : les militants ("true believers"), qui croient sincèrement dans l'idéologie de l'Etat ; les dissidents ("dissidents"), qui luttent contre le régime ; et les "doublethinkers", ceux qui ne sont pas favorables à la terreur, mais n'ont pas le courage de l'exprimer publiquement, particulièrement vis-à-vis des étrangers. Le fossé entre les convictions privées et le discours public de ces derniers rend délicat pour les visiteurs l'évaluation du niveau réel de dissatisfaction parmi les citoyens de ces régimes autoritaires (que l'on attribuera souvent à la propagande, qui les persuade que les chosent sont bien comme elles sont). En ce qui concerne l'Union soviétique, il est clair que c'est l'existence d'un grand nombre de ces "doublethinkers" qui amena certains observateurs occidentaux à se méprendre sur la nature véridique de ce régime, à être si facilement dupés et à ne pas percevoir la profonde opposition populaire à l'idéologie socialiste aujourd'hui rangée dans les poubelles de l'histoire. C'est ainsi par exemple que quelqu'un d'aussi brillant que John Kenneth Galbraith (économiste à Harvard) pu écrire en 1984 des énormités telles que : "The Soviet citizen-worker, peasant, and professional----has become accustomed in the Brezhnev period to an uninterrupted upward trend in his well being," estimant que ""that the Soviet system has made great material progress in recent years." (le régime soviétique, paradis pour les travailleurs). Soit six ans avant la chute du socialisme. Comme le note M. Sharansky, de tels mensonges sur les effets des tyrannies s'expliquent par les préjugés idéologiques, cette propension à mettre consciemment de côté son objectivité ("many outside observers have an ideological bias that allows them to willingly suspend their disbelief and not see the effects of tyranny").
Puisque le nombre de dissidents et de doublethinkers est plus important que celui des créatures du régime, la reconnaissance internationale et le soutien à leur cause contribue à leur donner le courage de lutter contre le tyran : une fois qu'un nombre critique de gens ont goûté à ce que Sharansky qualifie d'"exhilaration of freedom" (l'enthousiasme de la liberté), cela signifie que les jours du régime sont comptés. On préfère la liberté à la peur. C'est l'un des postulats cruciaux de son livre : le désir de liberté politique n'est pas déterminé culturellement mais est universel, propre à la nature humaine, tous les peuples de la terre ont le potentiel de devenir libre un jour, peu importent le degré d'oppression actuel.
Sharansky nous raconte deux histoires, à la fois fascinantes et fondamentales. La première est relative à la disparition de l'Union Soviétique, un récit dont le héros de Sharansky est évidemment Ronald Reagan. Contrairement à ceux qui pensent que le régime socialiste se serait effondré de lui-même sans la volonté de Reagan de résister aux agressions soviétiques (bien que ces "experts ayant prévu la chute de l'empire soviétique" se comptent sur les doigts d'une main), Sharansky démontre que la politique précédente ("détente" et concessions), laquelle s'appuyait sur notre perception erronée des "prouesses" de l'économie planifiée, soutenait à l'inverse ce régime à bout de souffle. Si la détente avait perduré, l'URSS aurait pu continuer quelques décennies supplémentaires. Contrairement aux soi-disant diplomates "réalistes" et à ces universitaires aveugles qui nous assénaient leurs "le régime socialiste durera, la révolution gagnera le monde etc.", Ronald Reagan savait qu'une société qui ne survivait que par la répression de son propre peuple n'avait pas d'avenir et s'effondrerait si le monde les aidait. La détente prônée par la majorité de ces "experts" n'était rien d'autres qu'une tentative désespérée de l'idéologie chancelante de survivre quelques années supplémentaires, via l'aide économique et technologique de l'Ouest.
La volonté de Reagan de qualifier l'URSS d'"empire du mal", de répondre énergiquement à toutes les tentatives aventureuses des Soviets, et de conditionner les accords à l'amélioration des droits de l'homme, ont permis d'élever le prix de l'oppression pour les élites marxistes à des niveaux prohibitifs. Ainsi, si c'est bien la dernière mission de sauvetage de l'orde communiste, avec Gorbachev (la "glasnost" et la "perestroïka"), qui a permis de balayer l'empire soviétique et ses horribles satellites en Europe de l'Est, glasnost et perestroïka apparaissent surtout comme l'ultime réponse à la volonté à la volonté inflexible des Reagan, Thatcher... quant au respect des droits de l'homme. Sharansky écrit : "Had Reagan chosen to cooperate with the Soviet regime rather than compete with it, accommodate it rather than confront it, the hundreds of millions of people he helped free would still be living under tyranny." S'il avait choisi de coopérer avec l'URSS au lieu de l'affronter, les centaines de millions de personnes qu'il a aidé à libérer vivraient encore et toujours sous la tyrannie.
Le second récit concerne le conflit israëlo-palestinien et les nombreuses occasions manquées de conclure la paix. Beaucoup d'Occidentaux ne virent pas en Arafat le tyran autocrate qu'il était : en conséquence, ils n'ont pas réalisé que l'ennemi déclaré (les "sionistes") était pour lui et ses copains une obligation pour se maintenir au pouvoir (il n'a vécu que dans le mythe de la résistance à Israël, n'a jamais su endosser le rôle de leader de la nation palestinienne travaillant à la paix et au bien-être de son peuple). Faire la paix, et c'était la mort de son pouvoir absolu et de son régime kleptocratique. "For six years, Arafat built a society based on fear, maintaining his repressive rule by mobilizing his people for war against the Jewish state." Arafat s'est construit une société fondée sur la terreur, maintenant son régime oppressif en mobilisant son peuple à la guerre. En conséquence, après Oslo, "as Arafat was signing agreements and accepting the Nobel Peace Prize, his PA [Palestinian Authority]-controlled media was inculcating a generation of Palestinians to hate the Jewish state, and his PA-run schools were educating Palestinian children from textbooks that had literally wiped Israel off the map." (tout l'appareil médiatique et éducatif servait à la propagande de la culture de la haine et de la violence) Résultat : une seconde intifada, et une vague d'attaques terroristes ayant causé plus de destruction et de morts que dans toute l'histoire du jeune Etat israëlien. L'erreur d'Oslo fut de légitimiser et de financer Arafat et l'Autorité Palestinienne sans exiger préalablement des réformes politiques : au contraire, "By allowing, and often encouraging, Arafat to create a fear society, a peace process that should have been steadily reducing a century-old animus had instead exacerbated it." Pourquoi s'être accomodé d'un terroriste comme Arafat (et parfois même avoir semblé le soutenir) ? Probablement parce que l'ancienne administration Clinton (et même une partie de la gauche israëlienne) persistait à croire que la mosaïque de terroristes palestiniens avait besoin d'un homme fort pour amener l'ordre. Sharansky donne aux critiques d'Israël (Amnesty International...) le bénéfice du doute, quand il attribue leur sempiternelles attaques contre les soi-disant violations israëliennes des droits de l'homme tout en faisant silence sur celles (bien prouvées, cette fois) de ses voisins totalitaires à une politique consciente de ne pas distinguer entre les sociétés libres et les sociétés de terreur. D'autres n'hésiteraient pas à évoquer des raisons bien plus sinistres, telles la politique pro-arabe, la victimisation, et surtout l'antisémitisme et l'antiaméricanisme (projeté sur Israël : perçu par les antiaméricains comme une colonie américaine au Proche-Orient). Mais, quel que soit le motif de leur partialité, ils ont abouti à ce résultat terrifiant : à savoir une "dangerous moral equivalence" entre les sociétés ouvertes et libres, avec des gouvernements responsables devant le peuple, comme Israël, et les sociétés autocratiques où les violations des droits de l'homme constituent l'arme principale de pouvoirs irresponsables, se moquant de l'opinion de leurs peuples comme de celui de la communauté internationale.
L'absence de clarification morale (compréhension de la différence entre les sociétés libres et les sociétés de terreur, intégration de la question des droits de l'homme dans les négociations entre Etats, et sens de la proportionnalité) dans le chef de certaines nations occidentales, principalement européennes, conduit à l'un des phénomènes les plus étranges de toute l'histoire de la diplomatie : le spectacle désolant d'un Etat devenu pariah de la communauté internationale, alors que c'est son peuple qui est victime du racisme, de la persécution et du terrorisme depuis des décennies. Entendons-nous bien : la critique d'une politique est légitime, mais le sens des proportions devraient orienter nos regards vers les lieux où se déroulent réellement les massacres, crimes contre l'humanité et violations massives des droits de la personne humaine. Or il se fait que non seulement les rares victimes civiles de l'armée israëlienne ont manifestement plus de poids médiatique que les millions assassinées en d'autres lieux, mais que d'autre part le terrorisme qui est partout condamné comme méthode inacceptable pour faire avancer un agenda de revendications est de temps à autres légitimisés dès qu'il s'agit de tuer du Juif (ce double standard ne peut s'expliquer autrement que par l'antisémitisme, parfois inconscient, des apologistes de la terreur).
Ainsi, nous voyons la Cour Internationale de Justice de La Haye être d'avis que le droit à la liberté de circulation prime le droit de se défendre contre les terroristes qui essayeraient de se rendre en Israël (la construction de la barrière de sécurité s'est pourtant, dans les faits, révélée avoir significativement réduit le nombre d'attaques terroristes antisémites). Pour la CIJ, il n'y a pas de "problème terroriste". Ce ne sont pas les actes terroristes ayant rendu l'édification d'une muraille défensive nécessaire qui sont condamnables et condamnés : non, c'est la réponse, qui l'est. Pendant que l'ONU châtie Israël et lui dénie le droit de protéger les vies innocentes de ses citoyens, la même Onu ignore royalement les remarques adressées à l'encontre des Etats criminels multirécidivistes qui foulent au pied les droits de l'homme que sont l'Iran, Cuba, la Syrie ou la Chine. Pire : la Chine siège au Conseil de Sécurité, et ses organes fourmillent de représentants de certains des régimes les plus abominables de la planète (ainsi, la Commission des droits de l'homme fut présidée par la Libye du colonel Khadaki - au fait, Israël n'a jamais pu appartenir à cette commission -, ou le Zimbabwé de Mugabe, l'Iraq de Saddam Hussein... Quand Saddam Hussein prend la présidence de la commission de désarmement, il y a de quoi s'étonner, non ?). Autre exemple, le Magen David Adom est le seul service au monde auquel "on" a dénié le droit de participer à la Croix-Rouge Internationale. Plus qu'un manque de clarification morale, on a affaire là à de l'imbécilité crasse aux relents antisémites affirmés (en témoigne le désolant spectacle de la conférence de Durban, où les masques sont tombés, ou des sempiternelles condamnations par l'AG des NU).
Les deux histoires de M. Sharansky appuient sa proposition pour solutionner le conflit israëlo-palestinien : "the same formula that had successfully worked to end the Cold War and transform the Soviet Union--linking Western policy to the expansion of human rights and democracy--could work to build a genuine and lasting peace between Israelis and Palestinians." A l'instar de ce qui s'est produit lors de la disparition du rideau de fer : c'est la démocratisation (et son cortège de réformes) qui engendrera la paix, une paix durable et voulue par les peuples. Sa foi dans la possibilité de conclure la paix avec les Palestiniens réside dans une série de postulats absolument essentiels : - à savoir que tous les peuples sont capables de construire une société libre (all peoples can build free societies"), Palestiniens et Arabes ne font pas exception, - le critère le plus fiable pour apprécier les intentions pacifiques/hostiles d'un Etat vis-à-vis des autres consiste à observer la manière dont il traite son propre peuple ("the most reliable measure of a state's intentions towards it neighbors is its treatment of its own citizens"), - et donc, en conclusion, la sécurité d'Israël est intrinsèquement liée à la liberté des Palestiniens ("by linking the peace process to the expansion of freedom within Palestinian society, Palestinians will be free and Israelis will be secure").
Le leader terroriste Arafat étant six pieds sous terre, tous les espoirs sont donc permis. L'élection d'une nouvelle direction palestinienne, modérée, prête à reconnaitre véritablement le droit d'Israël à exister et condamnant l'utilisation de la violence dans les termes les plus forts tout en agissant contre les terroristes, ouvre de nouveaux horizons pour les négociations de paix à venir.
Quelques réserves toutefois. Sharansky a raison d'affirmer que le désir de liberté est universel, relève de la nature même de l'humanité et que tous les peuples du monde sont capables d'établir un gouvernement libre. Il y a cependant d'autres éléments inhérents à l'humanité, tels que la spiritualité et les liens de clan ou de nation, qui vont souvent à l'encontre du désir de liberté. Il a fallu des siècles à l'Occident pour établir des démocraties libérales, tolérantes et multiculturelles, et cela ne s'est pas réalisé automatiquement, la lutte a été souvent sanglante, et s'est faite au détriment du sentiment religieux (du moins en Europe) et du concept d'Etat-nation. Concilier ces besoins contradictoires ne sera pas aisé, et il est illusoire d'espérer que le seul désir de liberté suffira. C'est "possible", mais pas "certain".
La reconnaissance des autres besoins inhérents à l'humanité permet de pointer dans quelle mesure l'analogie de Sharansky avec l'Union soviétique est d'intérêt réduit. Le marxisme est une idéologie matérialiste anti-religieuse. Or la Russie était un pays profondément pieux, et son peuple un des plus nationalistes qui soient. Pour réussir, le communisme devait annihiler les sentiments religieux des Russes et se rendre compatible avec ceux de la fierté nationaliste. Mais, plus que tous, il fallait que le communisme fournisse l'abondance matérielle. Le régime soviétique échoua dans chacune de ces trois tâches : il n'est jamais parvenu à éradiquer la religiosité du peuple russe, son sentiment de fierté nationale se réduisait au fur et à mesure que sa défaite contre le monde libre devenait de plus en plus probable, et son choix de localiser l'essentiel des ressources produites sur l'armée (pour maintenir l'illusion de grandeur) s'est réalisée au détriment du bien-être matériel des gens. Ils ont promis une société plus juste et solidaire que le monde capitaliste : en pratique, ce fut l'inverse.
Les choses se présentent différemment dans le Moyen Orient arabe. Les dictatures arabes n'ont pas cherché à détruire les sensibilités religieuses, au contraire (pensons notamment à l'Arabie saoudite, dont la doctrine totalitaire d'Ibn Abdul Wahhab est quasi-institutionnalisée et a permis de maintenir au pouvoir les Saouds). Quant au nationalisme panarabique, il est entretenu par l'opposition systématique au premier bastion mondial de la liberté et de la démocratie, les Etats-Unis d'Amérique, pays qui n'inspire pour les fanatiques religieuses, non ces valeurs libérales, mais celles de la décadence, de la luxure, du matérialisme, de l'individualisme, de l'hédonisme... et surtout, de la tolérance religieuse (qui implique le droit à ne pas croire, chose abominable pour un intégriste). Autrement dit, si M. Sharansky a parfaitement raison de rappeler que les dictatures arabo-musulmanes ne satisfont pas l'aspiration de leurs peuples à davantage de liberté politique et de prospérité économique, ils rencontrent néanmoins, dans une certaine mesure, les besoins en religion et en nationalisme. La question reste ouverte : jusques à quand ces régimes autoritaires survivront-ils, parviendront-ils à maintenir l'équilibre actuel, sachant qu'à l'ère de la communication et de la globalisation, les populations sont de mieux en mieux informées de leur retard (et de leur "exception") vis-à-vis des autres pays, et que la propagande officielle perd chaque jour de sa crédibilité. En attendant, il est sans doute exagéré de tenir pour certain la disparition automatique d'un régime méprisant la liberté, la supériorité de ce besoin sur les autres n'ayant pas encore été démontrée empiriquement.
C'est ici que l'analogie avec l'Allemagne nazie et le Japon impérial aurait mérité d'être approfondie. Il est vrai que ces pays se sont transformés, et avec une rapidité stupéfiante, en grandes démocraties libérales et pacifiques. Certes. Leur exemple devrait être rappelé à tous les "réalistes" sceptiques. Soit. Mais Sharansky oublie de mentionner le principal facteur de cette transformation des idées : à savoir la débâcle de la seconde guerre mondiale, qui a laissé ces sociétés dans un tel état de destruction et de ruines, que le fascisme, le racisme et le militarisme ne pouvaient plus apparaitre que comme relevant d'un projet suicidaire. Les sociétés du Moyen Orient ne se trouvent pas dans une situation comparable à celles de l'Allemagne et du Japon en 1945. Même s'agissant de l'Iraq, une grande partie de la population n'est toujours pas convaincue que le baasisme, le jihad et les guerres contre le Koweit, l'Iran, Israël et les USA ne pouvaient amener que l'échec et la mort. L'une des difficultés d'Israël vient précisément de ce que, en dépit de ses victoires éclatantes contres les agresseurs arabes qui ont à de maintes reprises cherché à le détruire, cela ne s'est pas traduit par une diminution des sentiments antisémites parmi les dirigeants et la population de ces pays arabes (seules les armées de ces pays ont subi l'humiliation de la défaite, les dirigeants comme les populations n'en ont pas été affectés, ils ignorent tout encore de ce qu'on ressenti les Allemands et les Japonais après la seconde guerre mondiale).
Sharansky a raison d'affirmer que pas une seule des 22 nations arabes n'est une grande démocratie (encore que les progrès y sont nombreux, quoique lents), mais répéter benoîtement que "la démocratie, c'est pour tout le monde", ça ne suffira pas. D'autres facteurs entrent en compte, telles que les aspirations religieuses et le sentiment national. Notre foi en la démocratie nous permet d'avancer que celle-ci prévaudra in fine, mais l'histoire nous a enseigné que cela ne se réalisera pas automatiquement, sans résistances, et qu'il y aura de la violence et des résistances. Nous verrons dans les années à venir si le discours de Sharansky est pertinent pour le Moyen Orient, avec les démocratisations de l'Iraq et de la Palestine, qui ne se feront pas sans opposition des fanatiques religieux et des nationalistes. Si l'on ne gagne pas cette guerre des valeurs, le monde pourrait être plongé dans un pessimisme et une mélancolie dont on mettre longtemps à sortir. Dans le cas inverse, peut-être assistera-t-on à un effet domino, à l'instar du précédent en Europe de l'Est ? Quelle qu'en soit l'issue, saluons l'éloquent playdoyer de Nathan Shransky, qui nous rappelle, à nous Occidentaux, que nous ne devons pas prendre trop rapidement pour acquis la chance (immense) que nous avons de vivre sous des lattitudes respectueuses des libertés humaines.
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 | | From: | Elie Arié | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Wed, 19 Jan 2005 16:17:34 +0100 |
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 | "Yoki" a écrit dans le message de news: ff3f61bd.0501190705.77b4dbd8@posting.google.com... > C'est avec beaucoup de plaisir que nous avons suivi la déclaration du > nouveau Secrétaire d'Etat, Condie Rice, hier soir, lors des auditions > devant la commission sénatoriale des affaires étrangères.
Je n'en doute pas. En particulier les passages suivants:
1 -" Le sénateur Biden cite l'Iran et l'article du New Yorker paru la veille. Il ne demande pas de détails sur les éventuelles infiltrations de commandos américains en Iran, sachant que le Dr Rice ne répondra pas aux questions militaires. Il lui lit seulement le passage où le journaliste Seymour Hersh rapporte que certains membres du Pentagone préconisent de lancer une série d'attaques ciblées, ce qui, selon eux, ferait rapidement tomber le régime islamique. - "Est-ce que c'est le but des Etats-Unis", demande M. Biden ?
- "Le but des Etats-Unis, répond Condoleezza Rice, est d'avoir en Iran un régime qui prenne en compte les inquiétudes que nous avons au sujet d'une politique qui est à 180° degrés opposée à nos intérêts"
Balayé, donc, le prétexte de "rétablissements de la démocratie".
2- - "En fait, même si le Seigneur tout puissant descendait et disait qu'il peut garantir et vérifier un accord sur le nucléaire et les missiles, vous ne voudriez toujours pas vous joindre à l'accord, c'est cela ?" Condoleezza Rice ne cille pas.
3- "Il reste des avant-postes de la tyrannie", a-t-elle dit, en citant Cuba, la Birmanie le Corée du Nord, l'Iran, la Biélorussie et le Zimbabwe. "Nous ne serons pas en repos tant que chaque personne qui vit dans une société de la peur n'aura pas recouvré la liberté."
Etrange oubli de "démocraties"comme le Guatemala, dans lesquels une intervention militaire ne serait pas très difficile...
Et de la Chine, où elle le serait.
4- "Elle a affirmé que 120 000 Irakiens étaient formés au maintien de l'ordre. Le chiffre a été vivement contesté par M. Biden, qui s'est rendu plusieurs fois en Irak et qui, pour avoir parlé aux troupes, a évalué à 4 000 le nombre d'Irakiens opérationnels"
5-. "Sur les armes de destruction massive, elle a confronté Mme Rice avec plusieurs déclarations contradictoires, lui lançant : "Je crois que votre loyauté à la mission que vous aviez reçue - vendre la guerre - a dépassé votre respect de la vérité." "Je voudrais espérer que nous pouvons poursuivre cette conversation et discuter de ce qui s'est passé sans porter atteinte à mon intégrité ou à ma crédibilité", a répondu la conseillère du président Bush. A un autre moment, Mme Rice a refusé d'employer le mot de torture. "Je ne pense pas qu'il serait approprié que je parle de techniques -d'interrogatoire musclées-. Je ne pense pas que ce serait bon pour la sécurité des Etats-Unis." Plusieurs sénateurs ont été choqués. Barbara Boxer lui a reproché son manque "d'humanité".
6-Elle à qualifié le tsunami en Asie du sud de "merveilleuse occasion" pour les États-Unis de relancer leur diplomatie dans les pays musulmans de la région.
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 | | From: | Ermite | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 01:16:53 +0100 |
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 | On Wed, 19 Jan 2005 16:17:34 +0100, "Elie Arié" wrote:
>6-Elle à qualifié le tsunami en Asie du sud de "merveilleuse occasion" pour >les États-Unis de relancer leur diplomatie dans les pays musulmans de la >région.
Je peux comprendre que cette déclaration chatouille certains, elle n'en est pas moins lucide.
L'intervention logistique et humanitaire des EUA sur le terrain ne manque pas de présenter dans le plus grand pays musulman du monde (comme on dit) un aspect des Américains qui est en effet l'occasion de revenir à une diplomatie différente, et moins manichéenne qu'avant le tsunami.
-- Ermite
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 | | From: | Jean-Paul | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 01:52:32 +0100 |
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 | Ermite a émis le pant-hoot suivant : > On Wed, 19 Jan 2005 16:17:34 +0100, "Elie Arié" > wrote: > >> 6-Elle à qualifié le tsunami en Asie du sud de "merveilleuse >> occasion" pour les États-Unis de relancer leur diplomatie dans les >> pays musulmans de la région. > > Je peux comprendre que cette déclaration chatouille certains, elle > n'en est pas moins lucide. > > L'intervention logistique et humanitaire des EUA sur le terrain ne > manque pas de présenter dans le plus grand pays musulman du monde > (comme on dit) un aspect des Américains qui est en effet l'occasion de > revenir à une diplomatie différente, et moins manichéenne qu'avant le > tsunami.
Elle a dit : "I do agree that the tsunami was a wonderful opportunity to show not just the U.S. government, but the heart of the American people. And I think it has paid great dividends for us."
Ce qui était encore plus maladroit que ce qu'avait dit M Powell à Jakarta le 4 janvier : "I think it does give the Muslim world and the rest of the world an opportunity to see American generosity "
-- Et avec ceci ?
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 | | From: | D'Iberville | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Wed, 19 Jan 2005 20:15:16 -0500 |
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 | Le Thu, 20 Jan 2005 01:52:32 +0100, Jean-Paul a écrit :
> Ermite a émis le pant-hoot suivant : >> On Wed, 19 Jan 2005 16:17:34 +0100, "Elie Arié" >> wrote: >> >>> 6-Elle à qualifié le tsunami en Asie du sud de "merveilleuse >>> occasion" pour les États-Unis de relancer leur diplomatie dans les >>> pays musulmans de la région. >> >> Je peux comprendre que cette déclaration chatouille certains, elle >> n'en est pas moins lucide. >> >> L'intervention logistique et humanitaire des EUA sur le terrain ne >> manque pas de présenter dans le plus grand pays musulman du monde >> (comme on dit) un aspect des Américains qui est en effet l'occasion de >> revenir à une diplomatie différente, et moins manichéenne qu'avant le >> tsunami. > > Elle a dit : > "I do agree that the tsunami was a wonderful opportunity to show not just > the U.S. government, but the heart of the American people. And I think it > has paid great dividends for us." > > Ce qui était encore plus maladroit que ce qu'avait dit M Powell à Jakarta > le 4 janvier : > "I think it does give the Muslim world and the rest of the world an > opportunity to see American generosity "
Je ne vois toujours pas ce qu'il y a de scandaleux là-dedans...
-- Quotidiennement updatés, et avec photos, les "Saviez-vous que...", sont enfin disponibles en ligne : http://diberville.blogspot.com/
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 | | From: | Ermite | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 02:44:27 +0100 |
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 | On Wed, 19 Jan 2005 20:15:16 -0500, D'Iberville wrote:
>Le Thu, 20 Jan 2005 01:52:32 +0100, Jean-Paul a écrit : > >> Ermite a émis le pant-hoot suivant : >>> On Wed, 19 Jan 2005 16:17:34 +0100, "Elie Arié" >>> wrote: >>> >>>> 6-Elle à qualifié le tsunami en Asie du sud de "merveilleuse >>>> occasion" pour les États-Unis de relancer leur diplomatie dans les >>>> pays musulmans de la région. >>> >>> Je peux comprendre que cette déclaration chatouille certains, elle >>> n'en est pas moins lucide. >>> >>> L'intervention logistique et humanitaire des EUA sur le terrain ne >>> manque pas de présenter dans le plus grand pays musulman du monde >>> (comme on dit) un aspect des Américains qui est en effet l'occasion de >>> revenir à une diplomatie différente, et moins manichéenne qu'avant le >>> tsunami. >> >> Elle a dit : >> "I do agree that the tsunami was a wonderful opportunity to show not just >> the U.S. government, but the heart of the American people. And I think it >> has paid great dividends for us." >> >> Ce qui était encore plus maladroit que ce qu'avait dit M Powell à Jakarta >> le 4 janvier : >> "I think it does give the Muslim world and the rest of the world an >> opportunity to see American generosity " > >Je ne vois toujours pas ce qu'il y a de scandaleux là-dedans...
Finalement, c'est la réaction française traditionnelle : je n'aime pas le gouvernement Bush, donc tout ce que peut dire un membre de ce gouvernement ne peut être qu'une saloperie comme d'habitude.
À part les créationnistes aux EAU, je ne connais rien de plus con qu'un français lambda dans une analyse de texte.
-- Ermite
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 | | From: | D'Iberville | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Wed, 19 Jan 2005 20:52:32 -0500 |
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 | Le Thu, 20 Jan 2005 02:44:27 +0100, Ermite a écrit :
> On Wed, 19 Jan 2005 20:15:16 -0500, D'Iberville > wrote: > >>Le Thu, 20 Jan 2005 01:52:32 +0100, Jean-Paul a écrit : >> >>> Ermite a émis le pant-hoot suivant : >>>> On Wed, 19 Jan 2005 16:17:34 +0100, "Elie Arié" >>>> wrote: >>>> >>>>> 6-Elle à qualifié le tsunami en Asie du sud de "merveilleuse >>>>> occasion" pour les États-Unis de relancer leur diplomatie dans les >>>>> pays musulmans de la région. >>>> >>>> Je peux comprendre que cette déclaration chatouille certains, elle >>>> n'en est pas moins lucide. >>>> >>>> L'intervention logistique et humanitaire des EUA sur le terrain ne >>>> manque pas de présenter dans le plus grand pays musulman du monde >>>> (comme on dit) un aspect des Américains qui est en effet l'occasion de >>>> revenir à une diplomatie différente, et moins manichéenne qu'avant le >>>> tsunami. >>> >>> Elle a dit : >>> "I do agree that the tsunami was a wonderful opportunity to show not just >>> the U.S. government, but the heart of the American people. And I think it >>> has paid great dividends for us." >>> >>> Ce qui était encore plus maladroit que ce qu'avait dit M Powell à Jakarta >>> le 4 janvier : >>> "I think it does give the Muslim world and the rest of the world an >>> opportunity to see American generosity " >> >>Je ne vois toujours pas ce qu'il y a de scandaleux là-dedans... > > Finalement, c'est la réaction française traditionnelle : je n'aime pas > le gouvernement Bush, donc tout ce que peut dire un membre de ce > gouvernement ne peut être qu'une saloperie comme d'habitude. > > À part les créationnistes aux EAU, je ne connais rien de plus con > qu'un français lambda dans une analyse de texte.
On a même l'impression que certains d'entre eux, en particulier sur fsp sont en permanence vissés à la téléscripteur, guettant la dépêche qui leur permettra d'alimenter leur antiaméricanisme viscéral.
Au fond, ce sont de grands nostalgiques qui, à travers ce que les États-Unis sont aujourd'hui, regrettent ce que la France était hier ;-)
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 | | From: | Jean-Paul | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Fri, 21 Jan 2005 23:54:15 +0100 |
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 | D'Iberville a émis le pant-hoot suivant : > Le Thu, 20 Jan 2005 02:44:27 +0100, Ermite a écrit : > >> On Wed, 19 Jan 2005 20:15:16 -0500, D'Iberville >> wrote: >> >>> Le Thu, 20 Jan 2005 01:52:32 +0100, Jean-Paul a écrit : >>>> Elle a dit : >>>> "I do agree that the tsunami was a wonderful opportunity to show >>>> not just the U.S. government, but the heart of the American >>>> people. And I think it has paid great dividends for us." >>>> >>>> Ce qui était encore plus maladroit que ce qu'avait dit M Powell à >>>> Jakarta le 4 janvier : >>>> "I think it does give the Muslim world and the rest of the world an >>>> opportunity to see American generosity " >>> >>> Je ne vois toujours pas ce qu'il y a de scandaleux là-dedans...
J'ai employé le mot "maladroit", il me semble.
>> Finalement, c'est la réaction française traditionnelle : je n'aime >> pas le gouvernement Bush, donc tout ce que peut dire un membre de ce >> gouvernement ne peut être qu'une saloperie comme d'habitude. >> >> À part les créationnistes aux EAU, je ne connais rien de plus con >> qu'un français lambda dans une analyse de texte. > > On a même l'impression que certains d'entre eux, en particulier sur > fsp sont en permanence vissés à la téléscripteur, guettant la dépêche > qui leur permettra d'alimenter leur antiaméricanisme viscéral.
Je vous signale quand même, chers agneaux, que si cette formulation de Mme Rice a été si commentée, c'est qu'elle a suscité lorsqu'elle l'a prononcée l'indignation de Mme Barbara Boxer, sénatrice des Etats-Unis d'Amérique, qui a répliqué de manière cinglante : "Now, the tsunami was one of the worst tragedies of our lifetime, one of the worst, and it's going to have a 10-year impact on rebuilding that area. I was very disappointed in your statement. I think you blew the opportunity."
Mais je suppose que Mme Boxer n'est qu'une "anti-américaniste viscérale" ;-)
-- Et avec ceci ?
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 | | From: | D'Iberville | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Fri, 21 Jan 2005 19:04:09 -0500 |
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 | Le Fri, 21 Jan 2005 23:54:15 +0100, Jean-Paul a écrit :
> D'Iberville a émis le pant-hoot suivant : >> Le Thu, 20 Jan 2005 02:44:27 +0100, Ermite a écrit : >> >>> On Wed, 19 Jan 2005 20:15:16 -0500, D'Iberville >>> wrote: >>> >>>> Le Thu, 20 Jan 2005 01:52:32 +0100, Jean-Paul a écrit : >>>>> Elle a dit : >>>>> "I do agree that the tsunami was a wonderful opportunity to show >>>>> not just the U.S. government, but the heart of the American >>>>> people. And I think it has paid great dividends for us." >>>>> >>>>> Ce qui était encore plus maladroit que ce qu'avait dit M Powell à >>>>> Jakarta le 4 janvier : >>>>> "I think it does give the Muslim world and the rest of the world an >>>>> opportunity to see American generosity " >>>> >>>> Je ne vois toujours pas ce qu'il y a de scandaleux là-dedans... > > J'ai employé le mot "maladroit", il me semble. > >>> Finalement, c'est la réaction française traditionnelle : je n'aime >>> pas le gouvernement Bush, donc tout ce que peut dire un membre de ce >>> gouvernement ne peut être qu'une saloperie comme d'habitude. >>> >>> À part les créationnistes aux EAU, je ne connais rien de plus con >>> qu'un français lambda dans une analyse de texte. >> >> On a même l'impression que certains d'entre eux, en particulier sur >> fsp sont en permanence vissés à la téléscripteur, guettant la dépêche >> qui leur permettra d'alimenter leur antiaméricanisme viscéral. > > Je vous signale quand même, chers agneaux, que si cette formulation de > Mme Rice a été si commentée, c'est qu'elle a suscité lorsqu'elle l'a > prononcée l'indignation de Mme Barbara Boxer, sénatrice des Etats-Unis > d'Amérique, qui a répliqué de manière cinglante : "Now, the tsunami was > one of the worst tragedies of our lifetime, one of the worst, and it's > going to have a 10-year impact on rebuilding that area. I was very > disappointed in your statement. I think you blew the opportunity." > > Mais je suppose que Mme Boxer n'est qu'une "anti-américaniste viscérale" > ;-)
Je vous signale quand même, mon grand loup, que les Américains sont tout de même 300 millions et qu'il n'est donc pas franchement surhumain d'y trouver des opposants systématiques à Bush...
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 | | From: | Jean-Paul | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Sat, 22 Jan 2005 01:21:02 +0100 |
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 | D'Iberville a émis le pant-hoot suivant : > Le Fri, 21 Jan 2005 23:54:15 +0100, Jean-Paul a écrit :
>> Je vous signale quand même, chers agneaux, que si cette formulation >> de Mme Rice a été si commentée, c'est qu'elle a suscité lorsqu'elle >> l'a prononcée l'indignation de Mme Barbara Boxer, sénatrice des >> Etats-Unis d'Amérique, qui a répliqué de manière cinglante : "Now, >> the tsunami was one of the worst tragedies of our lifetime, one of >> the worst, and it's going to have a 10-year impact on rebuilding >> that area. I was very disappointed in your statement. I think you >> blew the opportunity." >> >> Mais je suppose que Mme Boxer n'est qu'une "anti-américaniste >> viscérale" ;-) > > Je vous signale quand même, mon grand loup, que les Américains sont > tout de même 300 millions et qu'il n'est donc pas franchement > surhumain d'y trouver des opposants systématiques à Bush...
La commission des affaires étrangères du Sénat américain comprend 300 millions de sénateurs !? Mazette, ils font vraiment les choses en grand, dans ce pays !
-- Et avec ceci ?
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 | | From: | D'Iberville | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Fri, 21 Jan 2005 19:29:26 -0500 |
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 | Le Sat, 22 Jan 2005 01:21:02 +0100, Jean-Paul a écrit :
> D'Iberville a émis le pant-hoot suivant : >> Le Fri, 21 Jan 2005 23:54:15 +0100, Jean-Paul a écrit : > >>> Je vous signale quand même, chers agneaux, que si cette formulation >>> de Mme Rice a été si commentée, c'est qu'elle a suscité lorsqu'elle >>> l'a prononcée l'indignation de Mme Barbara Boxer, sénatrice des >>> Etats-Unis d'Amérique, qui a répliqué de manière cinglante : "Now, >>> the tsunami was one of the worst tragedies of our lifetime, one of >>> the worst, and it's going to have a 10-year impact on rebuilding >>> that area. I was very disappointed in your statement. I think you >>> blew the opportunity." >>> >>> Mais je suppose que Mme Boxer n'est qu'une "anti-américaniste >>> viscérale" ;-) >> >> Je vous signale quand même, mon grand loup, que les Américains sont >> tout de même 300 millions et qu'il n'est donc pas franchement >> surhumain d'y trouver des opposants systématiques à Bush... > > La commission des affaires étrangères du Sénat américain comprend 300 > millions de sénateurs !? > Mazette, ils font vraiment les choses en grand, dans ce pays !
Elle comprend un nombre suffisant de gens qui ne sont ni du même parti ni du même avis que Bush
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 | | From: | Jean-Paul | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Sat, 22 Jan 2005 01:46:37 +0100 |
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 | D'Iberville a émis le pant-hoot suivant : > Le Sat, 22 Jan 2005 01:21:02 +0100, Jean-Paul a écrit : > >> D'Iberville a émis le pant-hoot suivant : >>> Le Fri, 21 Jan 2005 23:54:15 +0100, Jean-Paul a écrit : >> >>>> Je vous signale quand même, chers agneaux, que si cette formulation >>>> de Mme Rice a été si commentée, c'est qu'elle a suscité lorsqu'elle >>>> l'a prononcée l'indignation de Mme Barbara Boxer, sénatrice des >>>> Etats-Unis d'Amérique, qui a répliqué de manière cinglante : "Now, >>>> the tsunami was one of the worst tragedies of our lifetime, one of >>>> the worst, and it's going to have a 10-year impact on rebuilding >>>> that area. I was very disappointed in your statement. I think you >>>> blew the opportunity." >>>> >>>> Mais je suppose que Mme Boxer n'est qu'une "anti-américaniste >>>> viscérale" ;-) >>> >>> Je vous signale quand même, mon grand loup, que les Américains sont >>> tout de même 300 millions et qu'il n'est donc pas franchement >>> surhumain d'y trouver des opposants systématiques à Bush... >> >> La commission des affaires étrangères du Sénat américain comprend 300 >> millions de sénateurs !? >> Mazette, ils font vraiment les choses en grand, dans ce pays ! > > Elle comprend un nombre suffisant de gens qui ne sont ni du même parti > ni du même avis que Bush
Mais sont-ils des anti-américanistes viscéraux ?
-- Et avec ceci ?
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 | | From: | CubaLibre | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 11:44:57 +0100 |
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 | "D'Iberville" a écrit
> Je ne vois toujours pas ce qu'il y a de scandaleux là-dedans...
C'est ce qui nous différencie
-- www.confidentiel.net www.centre-ernesto-che-guevara.org Contact pv : http://cerbermail.com/?GytgtVZINE
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 | | From: | Elie Arié | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 02:54:17 +0100 |
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 | "D'Iberville" <
> > Je ne vois toujours pas ce qu'il y a de scandaleux là-dedans...
Relisez: "And I think it has paid great dividends for us" Et maintenant, essayez de comprendre.
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 | | From: | D'Iberville | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Wed, 19 Jan 2005 23:08:54 -0500 |
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 | Le Thu, 20 Jan 2005 02:54:17 +0100, Elie Arié a écrit :
> "D'Iberville" < > >> >> Je ne vois toujours pas ce qu'il y a de scandaleux là-dedans... > > Relisez: "And I think it has paid great dividends for us" > Et maintenant, essayez de comprendre.
Je comprends surtout que les Américains ne se gênent pas pour dire tout haut ce que tous les autres pensent tout bas. Pourquoi croyez-vous que le ban et l'arrière-ban des politiciens occidentaux - en ce compris le Premier Ministre du Canada - est allé se faire voir sur les côtes dévastées ? vous croyez que c'était pour consoler personnellement les pécheurs ?
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 | | From: | Xharkin | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 02:57:50 +0100 |
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 | Elie Arié : > "D'Iberville" > >> Je ne vois toujours pas ce qu'il y a de scandaleux là-dedans... > > Relisez: "And I think it has paid great dividends for us" > Et maintenant, essayez de comprendre.
En fait, ce qu'on lui reproche, c'est sa franchise.
Vous connaissez beaucoup d'animaux politiques qui font de l'humanitaire par amour de leur prochain ?
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 | | From: | Elie Arié | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 03:19:09 +0100 |
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 | "Xharkin" a écrit >> >> Relisez: "And I think it has paid great dividends for us" >> Et maintenant, essayez de comprendre. > > En fait, ce qu'on lui reproche, c'est sa franchise.
Vous ne trouvez pas choquant de se féliciter des "dividendes" qu'a rapportés un accident qui a fait 220 000 morts, autrement dit de considérer que cet accident, c'était une bonne chose? Bon, j'abandonne.
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 | | From: | D'Iberville | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Wed, 19 Jan 2005 23:13:05 -0500 |
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 | Le Thu, 20 Jan 2005 03:19:09 +0100, Elie Arié a écrit :
> "Xharkin" a écrit >>> >>> Relisez: "And I think it has paid great dividends for us" >>> Et maintenant, essayez de comprendre. >> >> En fait, ce qu'on lui reproche, c'est sa franchise. > > Vous ne trouvez pas choquant de se féliciter des "dividendes" qu'a rapportés > un accident qui a fait 220 000 morts, autrement dit de considérer que cet > accident, c'était une bonne chose? > Bon, j'abandonne.
Je ne vois rien de choquant dans le fait d'estimer que cette catastrophe est un bon moyen de (re)dorer l'image d'un pays, et de considérer que d'un mal peut sortir un bien. Tout le monde fait pareil - en ce compris le Premier Ministre du Canada . Pour les Français, la méthode américaine manque sans doute de subtilité, mais depuis le temps qu'ils les considèrent comme des cow-boys, je vois mal de quoi ils s'étonnent...
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 | | From: | Agreuh | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 06:47:05 +0100 |
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 | D'Iberville a écrit : > Le Thu, 20 Jan 2005 03:19:09 +0100, Elie Arié a écrit : > > >>"Xharkin" a écrit >> >>>>Relisez: "And I think it has paid great dividends for us" >>>>Et maintenant, essayez de comprendre. >>> >>>En fait, ce qu'on lui reproche, c'est sa franchise. >> >>Vous ne trouvez pas choquant de se féliciter des "dividendes" qu'a rapportés >>un accident qui a fait 220 000 morts, autrement dit de considérer que cet >>accident, c'était une bonne chose? >>Bon, j'abandonne. > > > Je ne vois rien de choquant dans le fait d'estimer que cette catastrophe > est un bon moyen de (re)dorer l'image d'un pays, et de considérer que > d'un mal peut sortir un bien. Tout le monde fait pareil - en ce compris > le Premier Ministre du Canada . Pour les Français, la méthode américaine > manque sans doute de subtilité, mais depuis le temps qu'ils les > considèrent comme des cow-boys, je vois mal de quoi ils s'étonnent... > +++++++++++++++++++++++ Cela montre en fait le choc entre deux conceptions : le pragmatisme US et l'humanisme européen. Oui à l'aide, la pitié, aux pleurs, mais les affaires doivent continuer même si les affaires sont d'exploiter ce malheur. Quoi qu'il y ait de choquant, ces deux conceptions sont évidemment complémentaires à partir du moment où les victimes y trouvent leur compte ne serai ce qu'en ayant un toit sur la tête. Quand au fait d'interpréter les propos US en faisant supposer que la catastrophe "était une bonne chose" c'est tout simplement degueulasse et tout à fait représentatif d'une sorte "d'intégrisme humaniste" qui voudrait régenter le monde à coup de bonne conscience, enfin "sa" bonne conscience ...
-- Agreuh Non à l'adhésion à l'UE de la Turquie, non à l'avant garde islamique dans les institutions européennes.
-- Agreuh Non à l'adhésion à l'UE de la Turquie, non à l'avant garde islamique dans les institutions européennes.
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 | | From: | D'Iberville | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 06:37:30 -0500 |
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 | Le Thu, 20 Jan 2005 06:47:05 +0100, Agreuh a écrit :
> D'Iberville a écrit : >> Le Thu, 20 Jan 2005 03:19:09 +0100, Elie Arié a écrit : >> >> >>>"Xharkin" a écrit >>> >>>>>Relisez: "And I think it has paid great dividends for us" >>>>>Et maintenant, essayez de comprendre. >>>> >>>>En fait, ce qu'on lui reproche, c'est sa franchise. >>> >>>Vous ne trouvez pas choquant de se féliciter des "dividendes" qu'a rapportés >>>un accident qui a fait 220 000 morts, autrement dit de considérer que cet >>>accident, c'était une bonne chose? >>>Bon, j'abandonne. >> >> >> Je ne vois rien de choquant dans le fait d'estimer que cette catastrophe >> est un bon moyen de (re)dorer l'image d'un pays, et de considérer que >> d'un mal peut sortir un bien. Tout le monde fait pareil - en ce compris >> le Premier Ministre du Canada . Pour les Français, la méthode américaine >> manque sans doute de subtilité, mais depuis le temps qu'ils les >> considèrent comme des cow-boys, je vois mal de quoi ils s'étonnent... >> > +++++++++++++++++++++++ > Cela montre en fait le choc entre deux conceptions : le pragmatisme US > et l'humanisme européen.
Vivivi : quand tout le ban et l'arrière-ban de la politicaillerie européenne se précipite en Asie et rivalise en générosité, c'est uniquement par souci humanitaire ;-)
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 | | From: | Xharkin | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 12:15:25 +0100 |
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 | D'Iberville : >> '.... > Je ne vois rien de choquant dans le fait d'estimer que cette catastrophe > est un bon moyen de (re)dorer l'image d'un pays, et de considérer que > d'un mal peut sortir un bien. Tout le monde fait pareil - en ce compris > le Premier Ministre du Canada . Pour les Français, la méthode américaine > manque sans doute de subtilité, mais depuis le temps qu'ils les > considèrent comme des cow-boys, je vois mal de quoi ils s'étonnent...
Ils ne s'étonnent pas, ils se gaussent de ce qu'ils prennent pour une gaffe diplomatique, alors qu'il s'agit en fait d'une opération de communication à destination interne.
J'ai employé dans un autre post, le terme de 'désarroi' qui est probablement un peu fort, mais sur le fond l'Administration américaine ressent bien la dégradation de son image et son impact négatif en terme de relations internationales. La situation en est d'ailleurs arrivée à tel point que lorsque les Américains se réjouissent de pouvoir saisir une occasion de montrer qu'ils sont un grand peuple généreux ça se retourne encore contre eux.
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 | | From: | CubaLibre | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 12:51:25 +0100 |
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 | "Xharkin" a écrit
> Ils ne s'étonnent pas, ils se gaussent de ce qu'ils prennent pour > une gaffe diplomatique, alors qu'il s'agit en fait d'une opération > de communication à destination interne.
En public ? LOOL
Appelons un chat, un chat, c'est une énorme gaffe.
-- www.confidentiel.net www.centre-ernesto-che-guevara.org Contact pv : http://cerbermail.com/?GytgtVZINE
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 | | From: | Xharkin | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 13:03:49 +0100 |
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 | CubaLibre : > "Xharkin" : > >> Ils ne s'étonnent pas, ils se gaussent de ce qu'ils prennent pour >> une gaffe diplomatique, alors qu'il s'agit en fait d'une opération >> de communication à destination interne. > > En public ? LOOL
Interne s'oppose à international, c'était destiné au Sénat et au peuple américain.
> Appelons un chat, un chat, c'est une énorme gaffe.
Pour vous, il me semble que toute l'Amérique est une énorme gaffe.
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 | | From: | CubaLibre | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 13:10:43 +0100 |
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 | "Xharkin" a écrit dans le message de news: 3iy5fzdsk67h$.dlg@xharkin.xh... > CubaLibre :
> Pour vous, il me semble que toute l'Amérique est une énorme gaffe.
Tout à fait, une expérience sociologique qui aurait mal tourné.
-- www.confidentiel.net www.centre-ernesto-che-guevara.org Contact pv : http://cerbermail.com/?GytgtVZINE
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 | | From: | Heidikus | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Fri, 21 Jan 2005 18:33:44 +0100 |
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 | CubaLibre wrote: > "Xharkin" a écrit dans le message de news: 3iy5fzdsk67h$.dlg@xharkin.xh... > >>CubaLibre : > > >>Pour vous, il me semble que toute l'Amérique est une énorme gaffe. > > > Tout à fait, une expérience sociologique qui aurait mal tourné. >
Non. Ca, c'est l'histoire de l'espèce humaine.
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 | | From: | CubaLibre | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 11:48:53 +0100 |
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 | "D'Iberville" a écrit
> Je ne vois rien de choquant dans le fait d'estimer que cette catastrophe > est un bon moyen de (re)dorer l'image d'un pays,
C'est toute notre différence
-- www.confidentiel.net www.centre-ernesto-che-guevara.org Contact pv : http://cerbermail.com/?GytgtVZINE
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 | | From: | Xharkin | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 03:36:23 +0100 |
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 | Elie Arié : > "Xharkin" : >>> >>> Relisez: "And I think it has paid great dividends for us" >>> Et maintenant, essayez de comprendre. >> >> En fait, ce qu'on lui reproche, c'est sa franchise. > > Vous ne trouvez pas choquant de se féliciter des "dividendes" > qu'a rapportés un accident qui a fait 220 000 morts, autrement > dit de considérer que cet accident, c'était une bonne chose?
Ce que je crois surtout, c'est que ces propos ont été interprétés de travers. Là où tout le monde ne voit que l'expression de l'arrogance et du cynisme, j'y vois plutôt celle d'un désarroi. C'est un peu comme si les dirigeants américains commençaient à réaliser que même quand on est "maîtres du monde", ce n'est pas une position très confortable que d'être détesté par tous les peuples et par tous les dirigeants de la planète. Et Rice a essayé de se convaincre et d'entraîner le Sénat dans la conviction qu'il était possible de changer les choses.
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 | | From: | CubaLibre | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Thu, 20 Jan 2005 11:47:49 +0100 |
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 | "Xharkin" a écrit dans le message de news: 1664oxj7r5siv.dlg@xharkin.xh...
> Ce que je crois surtout, c'est que ces propos ont été interprétés de > travers. Là où tout le monde ne voit que l'expression de > l'arrogance et du cynisme, j'y vois plutôt celle d'un désarroi.
Mouarf ! Un désarroi, c'est la meilleurs celle la, pourquoi une séance télévisé de larmes de crocodile du gouv US ?
Allons, ce n'est pas une mauvaise interprétation, du tout du tout, c'est une belle connerie car c'est l'aveu que le sort de la population leur importe peu mais que l'opération marketing pouvait se révéler bénéfique en terme d'image.
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 | | From: | Yoki | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | 21 Jan 2005 15:48:25 -0800 |
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 | Jean-Paul wrote:
> Je vous signale quand m=EAme, chers agneaux, que si cette formulation de > Mme Rice a =E9t=E9 si comment=E9e, c'est qu'elle a suscit=E9 lorsqu'elle l'a > prononc=E9e l'indignation de Mme Barbara Boxer, s=E9natrice des Etats-Unis > d'Am=E9rique, qui a r=E9pliqu=E9 de mani=E8re cinglante : "Now, the tsunami was > one of the worst tragedies of our lifetime, one of the worst, and it's > going to have a 10-year impact on rebuilding that area. I was very > disappointed in your statement. I think you blew the opportunity." > > Mais je suppose que Mme Boxer n'est qu'une "anti-am=E9ricaniste visc=E9rale"
Une femme d'extr=EAme-gauche, oui. Cf. un de mes autres posts. C'est elle qui a voulu bloquer l'=E9lection de Bush lors du vote des grands =E9lecteurs(d=E9savou=E9e par son camp). C'est d'ailleur la seule s=E9natrice avec John Kerry =E0 avoir refus=E9 de confirmer Condie Rice (or cette confirmation est purement formelle, et non politique, en principe).
Elle a voulu pol=E9miquer sur le tsunami. Exactement de la m=EAme mani=E8re que tous les commentateurs d'ici ou dans les m=E9dias qui s'offusquent exag=E9r=E9ment (et hypocritement) d'une remarque finalement des plus banales.
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 | | From: | Jean-Paul | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Sat, 22 Jan 2005 01:12:02 +0100 |
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 | Yoki a émis le pant-hoot suivant : > Jean-Paul wrote: > >> Je vous signale quand même, chers agneaux, que si cette formulation >> de Mme Rice a été si commentée, c'est qu'elle a suscité lorsqu'elle >> l'a prononcée l'indignation de Mme Barbara Boxer, sénatrice des >> Etats-Unis d'Amérique, qui a répliqué de manière cinglante : "Now, >> the tsunami was one of the worst tragedies of our lifetime, one of >> the worst, and it's going to have a 10-year impact on rebuilding >> that area. I was very disappointed in your statement. I think you >> blew the opportunity." >> >> Mais je suppose que Mme Boxer n'est qu'une "anti-américaniste >> viscérale" > > Une femme d'extrême-gauche, oui.
I rest my case.
-- Et avec ceci ?
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 | | From: | D'Iberville | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Fri, 21 Jan 2005 19:18:05 -0500 |
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 | Le Sat, 22 Jan 2005 01:12:02 +0100, Jean-Paul a écrit :
> Yoki a émis le pant-hoot suivant : >> Jean-Paul wrote: >> >>> Je vous signale quand même, chers agneaux, que si cette formulation >>> de Mme Rice a été si commentée, c'est qu'elle a suscité lorsqu'elle >>> l'a prononcée l'indignation de Mme Barbara Boxer, sénatrice des >>> Etats-Unis d'Amérique, qui a répliqué de manière cinglante : "Now, >>> the tsunami was one of the worst tragedies of our lifetime, one of >>> the worst, and it's going to have a 10-year impact on rebuilding >>> that area. I was very disappointed in your statement. I think you >>> blew the opportunity." >>> >>> Mais je suppose que Mme Boxer n'est qu'une "anti-américaniste >>> viscérale" >> >> Une femme d'extrême-gauche, oui. > > I rest my case.
C'est votre droit constitutionnel
-- Quotidiennement updatés, et avec photos, les "Saviez-vous que...", sont enfin disponibles en ligne : http://diberville.blogspot.com/
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 | | From: | CubaLibre | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Wed, 19 Jan 2005 16:08:55 +0100 |
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 | "Yoki" a écrit dans le message de news: ff3f61bd.0501190705.77b4dbd8@posting.google.com...
T'es payé combien ?
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 | | From: | titeuf | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | 19 Jan 2005 07:22:33 -0800 |
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 | pourquoi t'as pas mis le passage o=F9 elle parle du tsunami? t'es vraiment le n=E8gre de service de rice!
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 | | From: | Yoki | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | 19 Jan 2005 14:32:08 -0800 |
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 | L'int=E9r=EAt portait en l'occurrence moins sur le fond (http://www.state.gov/r/pa/ei/wh/rem/40991.htm) que sur l'allusion au dernier ouvrage de Nathan Sharansky. J'en ai profit=E9 pour publier cette petite recension =E9crite voici quelques semaines. Vous remarquerez que j'ai formul=E9 quelques objections sceptiques (car, bien qu'optimiste, je suis loin d'=EAtre persuad=E9 que la d=E9mocratisation du monde arabe se fera naturellement, mais la difficult=E9 du projet n'enl=E8ve rien =E0 sa valeur).
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 | | From: | Camille | | Subject: | Re: [USA][essai] Condie Rice & Nathan Sharansky | | Date: | Wed, 19 Jan 2005 23:57:32 +0100 |
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 | "Yoki" a soupiré :
> bien qu'optimiste, je suis loin d'être persuadé que la démocratisation du > monde arabe se fera naturellement, mais la difficulté du projet > n'enlève rien à sa valeur.
Certes. Et à quand la démocratisation du monde étazunien, à travers un véritable pluralisme ? C'est un projet difficile, mais de valeur, non ? ___ Camille
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